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Constantin Guys
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Ernest-Adolphe Guys de Saint-Hélène dit Constantin Guys est un dessinateur et peintre français, né le 3 décembre 1802 à Flessingue (Pays-Bas) et mort le 13 mars 1892 à Paris.

Contents


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Biographie

Constantin Guys est issu d'une famille de La Ciotat, fils de François-Lazare Guys (1752-1843), vice-consul de France et commissaire de la marine, et d'Elisabeth Betin. Très jeune, âgé d'à peine 19 ans, il s'embarque en octobre 1821 à Marseille sur un bateau danois, Le Jupiter, pour participer à la guerre d’indépendance grecque ; nombre de membres de sa famille, notamment son père, avaient depuis deux siècles fréquenté le Levant, comme négociants ou agents consulairescite-ref-1[1]. Rescapé du désastre de Péta en juillet 1822, il rentre en France et débarque à Toulon en décembre ; interrogé par la police (la France interdisant alors à ses ressortissants de participer à l'insurrection), il y est retenu jusqu'en février 1823cite-ref-2[2]cite-ref-3[3]. Il s'engage ensuite dans l'armée.

En 1830, il acquiert une notoriété dans le domaine des arts, par des dessins et des lithographies. Toute sa vie, il demeure fidèle à ces deux modes d'expression, qui lui permettent de devenir un chroniqueur prolifique et brillant de la vie de son temps.

En 1854 et 1855, il se rend en Crimée et illustre les événements de la guerre de Crimée pour le magazine britannique The Illustrated London News.

Il est le dédicataire du poème Rêve parisien de Charles Baudelaire (publié dans le recueil Les Fleurs du mal)cite-ref-4[4]. Baudelaire rédige à propos de son œuvre Le Peintre de la vie moderne, que l'on peut considérer comme un essai ou un éloge, et dans lequel il définit notamment la notion de modernité.

Constantin Guys meurt le 13 mars 1892 à Paris, et est inhumé au cimetière parisien de Pantin dans la 14e division.

Œuvres

Collections publiques

En France


Deux Ouvrières en promenade, vues de dos, encre et aquarelle sur papiercite-ref-5[5]
La Promenade au bois de Boulogne, encre et gouache sur papiercite-ref-6[6]
Les Honneurs militaires rendus à un équipage royal, encre sur papiercite-ref-7[7]
Trois Dames espagnoles en promenade, gouache sur papiercite-ref-8[8]


À l'Entracte (1865), lavis brun et aquarelle sur papiercite-ref-9[9]
Au Bal Mabille, lavis brun et aquarelle sur papiercite-ref-10[10]
Au Bal public, encre et aquarelle sur papiercite-ref-11[11]
Au Salon, scène de maison close, encre et lavis sur papiercite-ref-12[12]
Aux Champs-Élysées, encre et lavis sur papiercite-ref-13[13]
Bal public (1836), encre et lavis sur papiercite-ref-14[14]

Gray (Haute-Saône), musée Baron-Martin : Napoléon III au retour de la guerre d'Italie, huile sur toile, 84 x 101 cm

Autres pays


Une Élégante, encre et aquarelle sur papier
Femme en crinoline, lavis sur papier
Vanité (vers 1875-1885), aquarelle sur papier
Jeune Espagnole, aquarelle sur papier

Le Chahut, encre et lavis sur papier, musée d'art du comté de Los Angeles
Au foyer du théâtre, encre et lavis sur papier, Baltimore, Walters Art Museum
Promenade en carrosse (vers 1863), plume, encre et aquarelle sur papier beige, musée cantonal d'Art de Luganocite-ref-15[15]
Fille, encre et lavis d'encre de Chine sur vélin ancien, Belgique, Bruxelles, Archives et musée de la Littérature cite-ref-16[16]

Notes et références

cite-note-11. Denys Barau, Une histoire du mouvement philhellène (1821-1829), Honoré Champion, 2009, p. 419.
cite-note-22. Denys Barau, La mobilisation des philhellènes en faveur de la Grèce, 1821-1829 §23 lire en ligne
cite-note-33. cet épisode induit certaines notices biographiques à indiquer à tort qu'il aurait, le cas échéant, accompagné lord Byron, « suivi ses traces » ou qu'il l'aurait rencontré en Grèce, ce qui est chronologiquement impossible (Byron n'arrive à Céphalonie qu'en août 1823)
cite-note-44. Robert Kopp, Danses macabres, in Charles Baudelaire, Le Magazine littéraire/Nouveaux regards, 2014, p. 61
cite-note-55. « Deux Ouvrières en promenade, vues de dos », notice no 07480012028, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
cite-note-66. « La Promenade au bois de Boulogne », notice no 07480012026, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
cite-note-77. « Les Honneurs militaires rendus à un équipage royal », notice no 07480012027, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
cite-note-88. « Trois Dames espagnoles en promenade », notice no 07480012025, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
cite-note-99. « À l'Entracte », notice no 50350503940, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
cite-note-1010. « Au Bal Mabille », notice no 50350231510, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
cite-note-1111. « Au Bal public », notice no 50350231509, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
cite-note-1212. « Au Salon, scène de maison close », notice no 50350123920, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
cite-note-1313. « Aux Champs Elysées », notice no 50350039409, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
cite-note-1414. « Bal public », notice no 50350123917, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
cite-note-1515. Notice sur www.e-mca.ti.ch
cite-note-1616. (en) « Fille », sur numeriques.be (consulté le 28 novembre 2018)

Annexes

Bibliographie

• Baudelaire, Le Peintre de la vie moderne, 1863 (lire en ligne).
Nadar, nécrologie de Guys, Le Figaro, 15 mars 1898 lire en ligne
Paul Colin, Constantin Guys, Collection « Ganymède », Paris, Éditions G. Crès, & Cie, 1920.
Jean-Paul Dubray, Constantin Guys, essai critique, coll. « Maîtres de l'art moderne », Paris, Les éditions Rieder, 1930.
Constantin Guys (1802-1892) : un peintre de la vie au XIXe siècle, préface d'Armand Dorville, notes par Jean Messelet, catalogue d'exposition, Paris, Musée des arts décoratifs, 1937.
Constantin Guys, Fleurs du mal, Daniel Marchesseau (dir.) et al., catalogue de l'exposition au Musée de la vie romantique, Paris, 2002.

Liens externes

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• Œuvres de Constantin Guys sur la base Joconde.
• Notice biographique sur Registre-des-arts.com.

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